Tourisme ne rime pas toujours avec amabilité et d'ailleurs ça ne rime pas. La preuve en 5 anecdotes antipathiques.

 

5) Cologne, la ville où on ne sourit pas.

Après avoir galéré (comme disent les djeun's) pour garer notre voiture dans un parking souterrain en face d'une des plus grandes cathédrales du monde, nous flânons dans un premier magasin pour nous munir en cartes postales. Là, le vendeur est sympa. Mais ce n'était qu'un leurre. La suite allait être beaucoup moins dans les échanges de politesse. On prend un sandwich et un gâteau dans un bar, pas de bonjour, pas de merci. On achète un vêtement chez H & M, idem. Et ça tout le long du séjour. Paraît-il qu'ils sont super chaleureux les jours de carnaval mais une semaine par an, c'est un peu léger. Ni une , ni deux, la Muttiline a dégainé son pouvoir spécial et ainsi une ville entière s'est mise à attraper la diarrhée.

 

4) Un peu d'aide? Non!

Budapest est à l'image des capitales de l'Est: aussi aimable qu'une statue de Staline. Cherchant desespérément bains mixtes car nous étions un groupe de filles et de garçons, nous nous en allâmes demander des informations aux bains Rudas, des bains turcs qui pratiquaient la séparation des sexes malheureusement. Ma soeur, culottée comme une française au pays du goulash, s'en alla demander une information à la dame des bains Rudas pour nous indiquer le chemin d'autres bains. Et là, la vendeuse joue à l'aveugle à coup de "Non, non, non" mais son visage n'avait rien d'une poupée de cire.

 

3) Je veux mon smoothie

Durant mon voyage à Berlin, je suis retombé sur une chieuse qui devait me haïr pour je ne sais quelle raison. Bizarre car je trouvais les Berlinois très avenants. Mais cette chieuse faisait partie de mon quotidien durant ce séjour hebdomadaire. Chaque fois que je demandais un smoothie à je ne sais plus quel goût, elle disait toujours qu'il n'y en avait plus or son collègue lui me servait toujours et elle en servait aux autres clients. Mais à force c'est devenu un jeu, je demandais toujours la même chose mais cette gourgandine jamais ne céda.

 

2) Un accueil à la basque

Partis en virée à Sitges en Catalogne qui s'avère être un point focal de la clientèle gay, le patron du restaurant lui n'avait rien de gai. En effet, quand je lui demande, "Podemos sentarnos" (¨Pouvons nous nous assoir?), j'ai comme réponse une moue désabusée et des mains levées au ciel, à traduire par un "Oui". Sauf qu'à chaque fois que je demandais des renseignements sur les plats, j'avais ce genre de réponse. J'ai même du aller chercher ma bière moi-même. Et quand une de mes amies commanda une salade et lui demanda un renseignement sur la taille du plat.  Réponse: moue désabusée et mains levées au ciel. A traduire par "Normal cette fois-ci". Les basques de Catalogne ne s'emmerdent pas avec le vocabulaire.

 

1) Tronche de tchèques

J'ai trouvé chez les Praguois des relents de soviétisme mal digérés dans la façon d'accueillir les touristes. Refusant de parler anglais ou allemand pour la plupart et accueillis aussi bien que des terroristes sur le sol américain dans une boutique, nous avons lancé une expression qui fera date: les tronches de tchèques. Non, non, je ne suis pas xénophobe car certains sont sympas mais parfois, on n'a pas de chance et on ne retombe que sur des antipathiques. Cependant, un exemple illustrera bien nos déconvenues. Lorsque nous demandons d'acheter des billets pour le quartier juif, une femme pas très sympa nous parle derrière un comptoir avec un rideau qui cache son visage. Je ne savais pas que j'aurais droit à une séance de confessionnal ou alors parlais-je peut-être à Dark Vador? Ca, je ne le saurai jamais.