Comme il est bon de se délasser dans un des bains de Budapest qui n'est autre à mes yeux que la capitale européenne des bains. Certaines de ces institutions sont d'ailleurs des oeuvres d'art à elles seules. Après des monuments défensif, mémoriel, commerçant, politique et religieux, c'est un lieu de loisirs qui succombe à son tour au charme des coupoles.

 

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Budapest-Bains_Széchenyi_fürdő-coupole

Donner envie d'aller aux bains

 

Je ne sais réellement si ce que j'avance est vrai mais je tente l'expérience. Pendant un long moment, l'empire Ottoman avait réussi à s'emparer d'une partie de la Hongrie, emportant Budapest dans son sillon. Et si l'on sait une chose sur les Turcs, c'est que depuis qu'ils ont conquéri l'ancienne Constantinople, ils chérissent tant les coupoles. A ce propos, la coupole de la mosquée bleue en est un parfait exemple (voir ici). Les Turcs ont toléré les autres religions sur leur territoire et n'ont pas tenté à tout prix d'imposer l'islam mais par contre, leur culture s'est peu à peu enracinée. De là se sont diffusés les bains turcs dans tout Buda. Ainsi, les bains Kiraly ou Rudas recouvrent leurs eaux chaudes d'un dôme. Alors peut-être n'est-ce pas là la vraie raison de l'amour de la coupole à Budapest, peut-être y en a-t-il eu d'autres mais elle ne vient pas tant à mon goût de la chrétienté car si le baroque aimait les rondeurs et ces gros toits cylindres, la Hongrie était sous le joug des Turcs, encore que les Européens la récupérèrent en 1686 où 3000 Turcs trouvèrent la mort. Je cesse d'essayer son origine car Budapest n'est pas non plus la ville qui aime le plus les coupoles et les bains Széchenyi sont d'une autre époque. La coupole de ces thermes est flamboyante, faite de mosaïques qui forment des couleurs étincelantes. On replonge aux origines dans les thèmes, celles de Romains qui prennent leur bain, sans jamais oublier que plus que les Turcs, ce sont bien dans les origines européennes que Budapest veut inscrire cet art du bain. Cette ode à l'Antiquité semble remonter jusqu'à l'Egypte où on croit reconnaître une Cléopatre qui se fait pouponner devant une de ses divinités. La coupole ici essaie de se raccrocher à un passé qui occulte peut-être celui qui a réellement donné goût à la ville de mettre à profit ses eaux.