Les légendes ne manquent pas dès lors qu'on évoque le Moyen Age chrétien. Sur ce sujet, Le Puy en Velay est une terre fertile. C'est une cité à la croisée des chemins, celle des pèlerinages mais aussi la résidence de l'évêque du Puy, hautement influent à cette époque. C'est d'ailleurs lui qui a donné son accord pour la construction de la chapelle où commence et termine notre histoire.

 

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C'est comme un décor de contes de fée. Un lieu quasi inaccessible, en hauteur d'un rocher, digne des plus beaux décors de la littérature romantique. A la place d'un château, c'est une chapelle. Et au lieu d'un happy ending, c'est une fin tragique qui clôt cette histoire. Pourtant, celle-ci commence bien. C'est donc celle d'une fille qu'on accusait d'avoir menti sur sa virginité. Elle se met donc sous la protection du saint de cette chapelle, Saint Michel, l'intercesseur entre Dieu et les hommes et celui qui mène les âmes des Justes au paradis. Pour prouver son innocence, elle décide donc de se jeter du rocher. 82 mètres de haut et ce n'est pas un plongeon dans l'eau en perspective. Elle ne va pas en réchapper mais c'était sans compter sur l'archange qui ralentit sa chute tel un Spiderman invisible. Elle ne meurt pas et décide de le refaire une deuxième fois. Les fidèles sont convaincus. Mais par vanité et peut-être parce qu'elle voulait un dernier tour de saut à l'élastique, elle saute une troisième fois. Cette fois, la foule la verra, la gueule écrabouillée, le cou rompu et le souffle coupé. Elle était morte.