Après "Les disparus", voilà son contraire. Voyage vers le futur vous permet d'anticiper les destinations de votre avenir. Que ces endroits soient connus ou encore confidentiels, ils vont connaître un regain d'intérêt dans quelques temps grâce à leurs nouvelles réalisations. Chaque mois, ce sera l'occasion de faire un zoom sur une métamorphose, qu'elle soit pérenne ou éphémère.

 

Destination: Singapour

Date programmée:  24 novembre 2015

Singapour fête ses 50 ans cette année et de petit pays duquel on n'attendait pas grand chose, son PIB/habitant est l'un des plus élevés du monde autour de 55 000 dollars/habitant (par comparaison, en France, nous sommes situés à 42 500 dollars/habitant). Singapour, c'est la ville et l'Etat d'un nouvel univers complétement futuriste avec un énorme bateau se posant sur 3 tours qui offre des vues époustoufflantes, des piscines perchés à 200 mètres de hauteur ou sa forêt artificielle. Elle ne pouvait donc pas manquer son cinquantenaire.

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De la Cour suprême à la National Gallery

A cette occasion, elle ne construira pas mais réhabilitera ce qu'étaient autrefois la City Hall et la Cour suprême, des institutions prestigieuses dans ce micro Etat maxi peuplé. Peu importe qu'il s'agisse d'un musée d'art contemporain et que je n'aime pas ça, j'irai juste pour sa nouvelle architecture époustouflante. Et cocorico, c'est encore à un français qu'on la doit. Non pas à Jean Nouvel, trop occupé avec le Louvre d'Abu Dhabi mais Jean François Milou à qui l'on doit le carreau du Temple à Paris. De façade, c'est une architecture clairement européenne, ce qui est normal car il a connu la période coloniale britannique à un moment où rien ou presque ne résistait au rouleau compresseur anglais. J'ai hâte de voir ce résultats qui sera irradié de lumière et finalement, en regardant les oeuvres sur le site officiel, ce n'est vraiment pas si mal. Ce ne sont que des oeuvres de l'Asie du Sud est hormis les 3 gros (Chine, Inde, Japon) et on dirait une recontre de l'art européen avec les estampes japonaises. J'adore les portraits au visage marqué et qui rendent bien les couleurs de la peau d'Asie du Sud est. Un fermier, un ouvrier qui travaille sur une route. Au delà des portraits, il y a cette oeuvre indonésienne sublime nommée "War and Peace" , racontant bien sûr la guerre d'indépendance contre les Hollandais car il faut rappeler que les Asiatiques ont ouvert la voie aux Africains et ils ont été les chantres de la conférence de Bandoung. Ce sont deux hommes après la bataille, à la fois relaxés et sur leur garde, l'un d'eux tenant un fusil à la main, juste au cas où. Les couleurs sont magnifiques et je crois qu'on tient nos impressionistes asiatiques même si leur style est complétement à l'opposé de ce qu'on peut voir chez nous. J'ai vraiment hâte de sortir hors d'Europe.

Road Construction Worker

 

Des portraits saisissants de vie vont bientôt dialoguer avec vous: ici un ouvrier travaillant à la construction d'une route