En vacances, je suis certes touriste. Un touriste comme les autres? Comme beaucoup qui liront ce blog, cette expression nous en ferait vomir ou attraper de l'urticaire. On a envie que d'une chose: ne pas ressembler à ces affreux consommateurs ignards, qui n'ont respect de rien et qui ne s'intéressent pas un minimum à la population qui les entoure. Retour sur 5 expériences de touristes détestables.

 

5) A Figueres, difficile de voir les oeuvres de Dali

Même si le monsieur est contestable dans sa personnalité et son égocentrisme, je suis un immense admirateur de ses peintures. Alors quand je pus retourner à Figueres pour me rappeler le bon vieux temps de la première fois où j'étais allé au musée Dali, j'étais très enthousiaste. Seulement voilà, moi qui voulais prendre du temps pour observer chaque gravure avec sa floraison de détails, mon appétit fut immédiatement coupé. Les touristes nous en veulent de rester devant la toile, nous pressent pour au final ne prendre qu'une photo et s'en aller. C'est l'art fast food. On consomme et on emmerde bien les autres au passage.

 

4) Dégage, je prends ma photo

Déjà qu'à Vienne, les autochtones ne sont pas les gens les plus aimables qu'il m'ait été donné de rencontrer sur cette planète mais si en plus les touristes s'y mettent. En effet, alors que je regardais une des fontaines devant la Hofburg et que je scrutais les moindres détails du travail de l'artiste, une touriste me fait clairement montre de son agacement car je la gênais pour qu'elle prenne une photo d'elle. Et moi, à la longue, j'en ai ma claque de devoir déguerpir pour ce genre de connerie. Bouche en cul de poule sans s'apercevoir qu'il y avait derrière le mythe de Prométhée qu'elle ne connaissait certainement pas.

 

3) Pammukale, l'empire des selfies

Il y a des sites comme ça que les touristes ne souhaitent pas préserver, suivant leur instinct égoïste et totalement orgueilleux. C'était le cas à Pammukale où des centaines de touristes dans la journée, malgré les sifflets des gardes allaient sur les zones interdites juste pour prendre une photo d'eux. Et va y que je mets mon bras derrière la tête, que j'ouvre ma bouche en grand prêt à recevoir un sexe de cheval, que je me prends pour une Miss France ... C'est pathétique d'abîmer aussi allégrement un patrimoine qui n'a pas besoin d'être martyrisé.

 

2) En Slovénie, on s'en tape de tuer la faune

Lors d'une de mes visites dans les grottes de Postojna en Slovénie, j'ai une fois de plus pu m'apercevoir du je m'enfoutisme du tourisme de masse. Le guide  nous présentait gracieusement à travers un aquarium un protée, animal national, sorte de lézard phosphorecent qui vit dans les profondeurs des grottes, qui peut se nourrir tous les 20 ans et qui est aveugle. La lumière et des bruits trop forts le menaçaient de mort. Ni une, ni deux, la majorité de notre groupe tapait sur la vitre et flashait la bestiole tels des paparazzis.

 

1) A Bouillon, le droit à l'image n'existe même plus

Le plus effarant a été ma visite à Bouillon. Cette visite guidée était déjà pénible à cause de deux roumaines parlant fort et ne comprenant rien au français. Cependant, c'est un homme qui m'a vivement exaspéré. Il n'a pas arrêté de filmer le guide sans lui demander son avis alors que celui là même lui avait demandé d'arrêter, trouvant la situation embarrassante. Il arrêta 5 minutes avant d'allumer de nouveau sa caméra en douce. Vexé d'avoir été réprimandé, il tentait de casser le guide en parlant du sujet, ici les croisades, qu'il ne maîtrisait absolument pas. On ramène sa science quand on se fait engueuler.