Certes, je suis gay mais je n'en suis ni honteux, ni particulièrement fier. Cependant, pour certains, assurer sa différence à tout prix est un de leurs, sinon leur seul crédo. Je ne sors pas dans les boites ou bars gays en général mais j'ai déjà tenté, notamment à l'étranger. On en ressort avec plein de petites anecdotes. Au passage, beaucoup de pays sont bien plus ouverts sur le sujet que la France, le pape François en première ligne d'ailleurs.

 

5) Pas le temps de se poser à Madrid

Comme dans beaucoup d'autres grandes villes, les gays réinvestissent des quartiers laissés à l'abandon depuis quelques décennies. A Madrid, ce quartier s'appelle la Chueca et c'est l'un des plus prisés du monde. J'avais donc pris le métro pour m'y rendre seul l'après midi (peut-être espérais-je quelque chose?) alors que mon amie était partie visiter l'arène de la corrida. Comme je suis entièrement contre cette pratique, j'ai préféré boycotter et prendre un verre dans ce quartier. Sortant de l'arrêt de métro, une chose qui ne m'est jamais arrivé en France m'est arrivée en Espagne. A peine, je sors qu'un Porto Ricain un peu musclé (et dieu sait que je n'aime pas les musclés) me drague ouvertement en me demandant si je suis perdu et si j'avais besoin d'être aidé, se renseignant sur mon âge et me prenant pour un  Italien. Il avait clairement faim mais moi pas de lui. Préparez vous, la Chueca bouillone.

 

4) Kylie Minogue fait tortiller du cul à Anvers

Quand il n'y a plus de places en France, direction la Belgique pour les concerts. Cette fois, c'est Kylie Minogue, icône gay que je m'en vais applaudir. Là, une horde de garçons sensibles aux manières très maniérées, qui rient à gorge trop déployées et miment des fellations entre eux. Et comme dernier album de la chanteuse s'intitulait Apphrodite, ils en déduisaient que la déesse de l'amour était Athéna.

 

3) Madonna est un club de rencontre gay à Bruxelles

Madonna est mon idole absolue (plus gay que ça tu meurs) et n'ayant pas de place pour le Stade de France, c'est sans hésiter que le vent m'a porté à Bruxelles, l'une des villes d'Europe les plus gay friendly. Et c'est là où je me suis aperçu pourquoi certaines personnes ne connaissaient aucune chanson du répertoire de l'artiste. Ils dragouillaient à droite à gauche, se donnant des rendez vous pour la nuit. 115 euros le speed dating, c'est cher tout de même! Et je ne vous parle pas de ce qui se passait à Nice.

 

2) Jouer sur les 2 tableaux

Il y a les garçons qui aiment les filles, il y a les garçons qui aiment les garçons et il y a les garçons qui aiment les garçons et les filles. C'est sur ce specimen humain pas si rare que je suis retombé alors qu'on avait réussi à m'entraîner dans une boite barcelonaise, à l'ambiance pourrie soit dit en passant. Alors que le jeune homme était venu seul (ça fait un peu pitié quand même), il se trémoussa autour de mes amies puis vint mon tour. Il essaya plusieurs personnes dans la boite, mais toujours en vain.

 

1) Le flop de Neuschwanstein

Lors de mon séjour à Munich, lors de la visite de Neuschwanstein, nous nous sommes mis à mater le même mec avec une amie et je soutenais qu'il était gay, ce à quoi j'avais raison. Ne l'ayant pas abordé pendant le château, je ne m'attendais pas à ce qu'il reste encore un moment après que je déguste ma Curry wurst. On se cherchait lui et moi, mes amies m'ayant laissé seul pour me laisser tranquille, assis souvent l'un à côté de l'autre près du lac et dans le bus. Vous pensez que j'ai conclu? Non, ni lui ni moi n'avons fait le premier pas comme de gros timides loosers. Si vous n'avez pas compris, je ne sais pas draguer mais je suis fier d'être avec quelqu'un depuis plus d'un an.