L'homme est constitué majoritairement d'eau et elle est une ressource indispensable à la vie. Nous devons la boire, nous en avons besoin pour que nos bons fruits et légumes puissent sortir de terre et au delà de ça, se baigner est toujours un plaisir très agréable. Seulement voilà, l'eau n'est pas toujours notre amie et prend parfois un malin plaisir à saboter nos vacances. Les différents reportages annuels du nullissime journal de 13h de Jean Pierre Pernault sur la pluie en camping en sont de parfaites illustrations. Je n'ai pas échappé à la règle et l'eau a mené une guerre contre moi à plusieurs reprises. Retour sur 5 expériences maudites ou presque.

 

5) Les drôles de requins de la baie de Kekova

Je suis revenu il y a 2 jours d'un superbe voyage en Turquie (bien sur, un mois lui sera consacré très prochainement) et parmi mes visites favorites, il y a eu la baie de Kekova où nous avons emprunté une barque pour pouvoir mieux naviguer entre les rochers. Hormis le fait que ramer fut parfois difficile autour de bateaux monstrueux remplis de touristes, je prenais plaisir à plonger mes 2 pieds dans la mer et on apercevait au loin une figure que nous avions du mal à distinguer. Nous jugions qu'il s'agissait d'un aileron appartenant à un requin puis nous avons revu notre copie et avons opté pour l'option dauphin. Seulement, il n'avançait guère vite et l'eau était peu profonde. Comme il y avait des cités grecques englouties dans le coin, il s'agissait forcément d'un plongeur. Au final, l'eau nous avait nargué de bout en bout et il s'agissait de la tête d'une grosse tortue qui peinait à rejoindre la côte.

 

4) Une eau chauffée aux rayons UV

Parfois, je m'insurge contre toute la propagande autour de l'environnement pour nous culpabiliser. Sauf que de nombreux services touristiques sont séduits et jouent sur la carte de l'écolo. Ainsi, nous sommes retombés sur une maison où la douche n'était chauffée que par le soleil. Quelle bonne initiative ... en Ecosse dans la vallée de Glencoe. Un pays où il pleut beaucoup. Imaginez mon plaisir de me doucher à l'eau froide alors que l'été, le thermomètre affiche 16°C.

 

3) Les pitous font pshiitt

Tout d'abord, je dois vous expliquer l'expression pitous que nous avons brevetée avec ma Mutti. Il s'agit en fait des pieds mais ne réfléchissez donc pas à l'étymologie car il n'y a aucune logique dans notre vocabulaire. D'ailleurs des petites anecdotes spéciales pied avaient été révélé au grand jour cette année. Si vous voulez les lire ou les relire, c'est ici. Encore une fois l'Ecosse, un de mes très beaux voyages de cet été. La deuxième nuit à Edimbourg s'est annoncée très très très très pluvieuse et nous avions encore un très long chemin à effectuer. Résultats, nos chaussures et nos chaussettes ont été trempées et il y avait des bulles qui en sortaient. Je ne vous raconte pas l'odeur en les enlevant. Une semaine pour qu'elles sèchent. A peine, on les remet que la pluie refait surface à Glasgow. Même résultat et nous avons donc du conserver l'option chaussures de rando dans la ville.

 

2) Frigorifiés à Bobbjaanland

Ce nom imprononçable est celui d'un parc d'attraction qui se trouve en Belgique. Nous adorions les parcs d'attraction belges avec mes collègues de MacDonald's et nous avions déjà tenté l'expérience Walibi. L'une des choses qui nous amusait le plus était de s'envoyer plein d'eau pendant les jeux à eau. Bien évidemment, à Bobbjaanland, on a remis le couvert et on s'est trempé jusqu'à l'os juste avant que la pluie ne survienne et ne cesse de tomber. Résultat: on a du se sécher et dans la voiture, nous avions enlevé le pantalon.

 

1) La sortie en kayak maudite

Là encore, la pluie ne nous a pas lâché en Belgique pendant nos 4 jours dans les sublimes Ardennes belges. Une sortie kayak avait été réservée mais nous n'avions pas pu l'honorer le jour J à cause de la pluie qui aurait pu provoquer une crue. Trois jours plus tard, le problème était résorbé mais il pleuvait toujours. Peu importe, nous enfourchions notre kayak avec des rames pour seules armes. Au fur et à mesure, le soleil pointait son nez et la ballade devint vite agréable. Nous avons même bien négocié la petite descente. Seulement par la suite, il y eut un mini barrage qui renversa notre embarcation et nous nous retrouvions à l'eau, voyant nos chaussures emportées par le courant et je ne pouvais même pas nager pour les récupérer car le niveau d'eau arrivait en dessous de mes genoux. Des gens sympas ont récupéré nos chaussures et nous nous séchions au soleil tranquillement. Par la suite, mon compagnon de vie ou Pied pied décida de prendre le chemin de droite alors que je sentais mieux celui de gauche car il n'y avait pas d'arbres. J'avais raison mais il était trop tard. Les arbres ont provoqué un violent choc sur le canoë et nous nous retrouvions une seconde fois dans l'eau. En Belgique, j'arrive à prendre froid par tous les moyens.