Philippe Etchebest n'est jamais là quand il faut. J'aurais en effet bien voulu pouvoir lui faire une petite (ou grosse) place dans ma valise car j'ai connu des aventures culinaires et d'ambiance restaurant que j'aurais préféré éviter. La gastronomie est quelque chose qui fait partie intégrante de mes voyages à condition encore de choisir le bon lieu.

 

5) Les kebabs parisiens

A Paris, une expérience m'aura vacciné à jamais: si je veux de la restauration rapide, alors je pousserais la porte des grandes chaînes. Les kebabs, j'adore mais à Paris, plus jamais. En face du Zénith, je paye mon kebab 9 euros (parce que c'était mixte et qu'il avait ajouté un quart de steak), une galette que je n'ai pas pu terminer jusqu'au bout tellement c'était infecte. Le plus incompréhensible, le nombre d'habitués. Comme quoi, tous les goûts sont dans la nature.

 

4) Comme un goût de machine à laver

Ce n'est pas tant le restaurant que je vais incriminer mais plutôt leur dessert et mes amis. Après quelques jours passés dans les gorges du Verdon, nous nous rapprochons de la côte provençale et direction Cassis. Je décide donc de me jeter sur les plats régionaux qui étaient forts bons d'ailleurs. Toutefois, le dessert était surement trop régional: une panacota à la lavande. Je déguste au départ ce dessert aux doux parfum de fleur mais mes amis m'assènent d'un: "tu manges de la lessive", ce qui après avoir été répété une dizaine de fois m'a retourné le coeur. Les fleurs dans mon estomac, c'est plus pour moi.

 

3) Pizza pas vraiment italiennes

Furax, je l'étais et j'avais envie de lancer des "Va fonculo" aux organisateurs italiens. Petit retour, en arrière. Je suis professeur et décide de participer au projet Coeminius qui lie des lycées de différents Etats européens autour d'un thème, celui de mon voyage étant la gastronomie. On me propose l'Italie: comment refuser? J'aurais du pourtant. En effet, les menus pizza fast food accompagnés de frites ne sont pas ce que j'appelle de la cuisine à l'italienne. De même pour les restos où on nous sert des raviolis en boite. J'ai réussi la mission impossible de mal manger en Italie.

 

2) Se goinfrer à en avoir la turista.

Le restaurant de Budapest qui est le lieu de mes déboires n'est pas le coupable de ma déconvenue. Non, c'est moi. Ma soeur a trouvé dans la capitale hongroise un restaurant médiéval avec cracheurs de feu, danses gitanes et traditions moyennageuses hyper original. Le vin était bon, l'immense plat de viandes diverses, choux rouges et autres légumes était lui aussi succulent. Cependant, face à ce grand plat à partager à 5, j'ai eu les yeux plus gros que le ventre et me suis enfilé des quantités astronomiques. Le lendemain, l'épreuve matinale fut rude: 30 minutes dans les toilettes me firent comprendre que la gastro allait m'accompagner jusqu'à la fin du voyage.

 

1) Le Petit poète ou l'effet pouet

Nous revenions de la Petite Suisse luxembourgeoise et nous espérions manger dans un restaurant en 1h45. Petit problème, c'est que quand nous sommes entrés, mis à part la déco moche, je regrette qu'il n'y ait pas eu le panneau: "Service et personnel très lent". Oui car après 1h00 de commande, toujours rien sur la table et nous n'avions plus que 45 minutes pour manger une formule complète. Nous les avons pressés pour pouvoir commencer notre festin et les plats furent disposés 30 minutes après. Autant vous dire que j'ai appris à m'enfiler une bavette en 10 minutes et ma Muttiline et ma soeur n'ont pas pu manger le dessert de la formule qu'on leur a fait payer. Morale de l'histoire: n'allez pas au Petit poète à Echternach.

 

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On n'y va pas