Prendre une route, c'est partir d'un point A vers un point B. C'est ce point final de la destination qui nous intéresse. Toutefois, il est possible que la route en elle-même soit aussi surprenante voire plus surprenante que le point de chute. C'est tout à fait ce qu'on ressent avec la route de Sa Calobra.

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Une route qui décoiffe

Elle est comme une perforation dans la montagne mais aussi un élément démonstratif du génie des hommes qui se battent toujours contre Mère Nature. Les Espagnols ont compris dans les années 1930 le potentiel de l'île de Majorque avant que Franco décide de la développer davantage. En 1935, la route est donc construite dans le seul but d'amener les touristes à la plage qui se ruent par milliers serrés sur les bancs de sable et dans les restaurants. Pourtant, cette marée humaine a permis de dévoiler cette surperbe route en lacets où les virages en épingle à cheveux se succèdent dans une cadence folle. Le point de vue est quant à lui magnifique: la mer est bordée par les montagnes où la roche est nue. J'y suis allé en février, saison où il n'y a personne et où les arrêts sont possibles sans risque d'encombrement. J'ai ouï dire qu'en été, le chemin était plus périlleux, les voitures se suivant ainsi que les cars de touristes. Elle reste malgré tout une des plus belles routes sur lesquelles j'ai voyagé.

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La Méditerranée à l'horizon