Les Chinois mangent du chien, les Italiens parlent trop, les Espagnols sont bruyants, les Belges ont un accent qui nous font rire ... Il est facile de juger les autres et nous sommes assez pro pour ça. Mais comment nous perçoivent les autres? Comment nous comportons nous à l'extérieur? 5 histoires où les Français se sont encore faits remarquer.

 

5) A Londres, on exaspère

Londres est une ville formidable de par son cosmopolitisme. Des Indiens, des Camerounais, des Hongrois, des Bengali ... On en a rencontré du beau monde avec ma Muttiline. Seulement voilà, un jour, nous avons rencontré un afghan super sympa qui tenait une boutique touristique et nous livrait en cartes postales pour narguer nos familles et amis. De là, il nous dit que ce n'est pas toujours facile d'avoir des touristes français car ils donnent toujours des leçons et leur disent toujours comment il faut faire. Mais nous, il nous a adoré, c'est le plus important.

 

4) Les Italiens sont nos amis mais avec des limites

J'adore les Italiens, autant que les Espagnols surement. Bavards certes mais c'est tout ce qu'il me faut quand je veux progresser dans une langue. A Pompéi, j'ai rencontré encore un de ces joyeux lurons, tellement avenant et jovial que je lui ai pris du limoncello. Je n'ai d'ailleurs pas regretté. Il n'arrêtait pas de me répéter qu'il adorait les Français comme la France. "Siamo amici" me dit-il ("Nous sommes amis). Et à ma question "E per il futbol anche?" (Pour le football aussi?), j'ai eu un simple "No" en guise de réponse.

 

3) Moi, je suis Français

Le français complètement con en action. Je vais à un concert de Madonna à Bruxelles, ville entre deux langues, le flamand et le français mais dont le public était grandement composé de Flamands. Comme tout concert de grande star internationale, quelques uns s'effritent pour être au premier rang et un Flamand se fait bousculer et dit quelque chose. Comme réponse: "Moi pas parler ta langue, moi je suis français". Comme si nous étions une race supérieure. Encore un bel exemple de tolérance.

 

2) Quand la France n'est plus qu'un homme politique.

On se promène dans les rues de Prague à 5 et là, nous sommes alpagués comme partout par un jeune homme qui essaie de nous conduire vers un restaurant. D'une grande gentillesse, lorsqu'il nous entend parler, il devine que nous sommes français. Et on a droit à un "Nicolas Sarkozy". L'association n'était pas de bon goût à un moment où l'hyperprésidence m'exaspérait.

 

1) La plus mauvaise image qui soit

Nous rentrons dans un magasin de vêtements par curiosité à Sitges en Espagne. Il s'avère que le vendeur de la boutique et son propriétaire si je me souviens bien, est français. Là, il démarre une diatribe pour se mettre en avant, pour dire qu'on est dans la merde avec Hollande (après Sarkozy, on a le droit à François). Mais, il en profite pour tacler les Espagnols pour dire que ce sont les plus fénéants qu'il connaisse Il dit aussi que son père a travaillé à Madagascar et qu'il comprend pourquoi il y a eu l'esclavage en Afrique car l'Africain est paresseux. Bref, tout le monde s'en prend plein la gueule sauf le Brésil qu'il souhaite rejoindre. Je lui prescris un bon repentir sous la statue du Christ rédempteur. Et en plus, ma Muttiline dit qu'elle doit s'acheter de l'eau parce qu'elle a très soif et me laisse seul avec une autre amie à entendre son flot de conneries. Quand je sors, je m'aperçois que Muttiline avait déjà de l'eau. Elle avait trouvé une parade pour fuir la vilaine.