C'est la première fois que ça arrive sur 6continents mais le n°1 du top 10 de la ville du mois s'avère aussi être le n°1 du top 10 du mois. Cette église, je ne lasserai jamais d'y déambuler et de l'admirer. C'est comme si quand on fermait le portail, on fermait à tout jamais les portes du paradis. Dans ces cas là, il n'y a aucun souci à être enfermé.

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Une promenade de sainteté

Après la victoire de la Montagne Blanche par les catholiques qui écrasent la noblesse tchèque protestante, le raz de marée baroque engloutit à tout jamais Prague. Et à partir de 1702, sa construction commence par un architecte qui se nomme Kristoff Dientzenhoffer et ne se termine qu'en 1750. Autant dire donc que c'est un chantier gigantesque. La façade est somme toute classique avec ses volutes mais rien de bien extraordinaire. Par contre, les intérieurs eux sont dignes des cieux avec leur illusionnisme qu'on penserait qu'on pourrait toucher le ciel à condition bien sur de s'appeler Monsieur Fantastique et d'avoir un bras qui devienne élastique. Nous regardons vers le ciel comme éblouis et nous sommes encore plus impréssionnés lorsque nous approchons de la coupole en se demandant quel artiste a pu réaliser cette prouesse. Pourtant, ne pas regarder autour de soi serait une grave erreur. C'est d'ailleurs même impossible tant les statues de marbre et d'or des Pères de l'Eglise sont admirables. Prises en mouvement, c'est comme si la foi catholique prenait son élan et parvenait à ses buts. Elle y est d'ailleurs parvenue au XVIII e siècle à Prague. Pour marquer le coup, on fit appel à Platzer, grand artiste de Bohême, pour confectionner ces gros bijoux. La plus impressionnante reste celle juste dessous la coupole qui représente un Saint Alexandre aussi impassible que dans la légende à planter sa crosse dans le cou d'un hérétique au crâne rasé qui a encore les yeux ouverts. Tout simplement saisissant. Le baroque, et donc les Catholiques, ont défintivement tordu le cou à Prague.

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