Nous ne pouvions pas couronner ce top par un plat de frites même si moules frites et fish and chips ont joué des coudes. Nommer un  plat roi de la pomme de terre semble aussi farfelu que d'élever Corinne Touzet à la troisième place de la plus belle femme du monde dans une émission sur TF1. Et pourtant j'ai osé, enfin pas Corinne Touzet mais élire un roi de la pomme de terre. Un plat bien consistant, tenant au corps et bien français, nous qui sommes le pays de monsieur Parmentier. Ce n'est pourtant pas son hachis, pourtant fort délicieux qui brandira l'étendard de la victoire ce soir. Le gagnant est la tartiflette au munster.

Je sens que les Savoyards vont me honnir, boycotter mon blog et parasiter mon ordinateur d'inombrables virus parce qu'à cause du munster, ils se retrouvent sur la touche avec un plat qu'ils avaient inauguré. Les espoirs de gagner des points dans mon blog s'envolent donc pour cette belle région des Alpes. L'Alsace, ce n'est pas que la choucroute où 2 ou 3 pommes de terre se battent contre une armée de saucisses et de lard, ce n'est pas que le baeckeoffe où les saucisses et le lard se battent entre eux, ce n'est pas que la flammekueche qui se la joue pizza taille mannequin, ce n'est pas que les bretzels, les apéritifs qu'on donne aux invités qu'on n'aime pas trop ... Bref, j'arrête là au risque de vous perdre. C'est aussi l'occasion pour cette région frontalière de nos amis Allemands de prendre le plat d'une autre région et d'y ajouter son fromage pour en faire sa spécialité. C'est ici un fromage bien crémeux dont l'alliance avec les pomme de terre et le jambon fumé donne toute sa saveur au plat déjà à la base succulent. Contrairement au reblochon, il faut 2 munsters pour réaliser cette recette pas très compliquée. C'est à Strasbourg que je l'ai découverte et cela n'a fait que grandir mon désir de patate déjà très élevé. Rien n'empêche aussi de revenir à la recette originale. C'est ainsi que s'achève mon premier top 10 sur la gastronomie.