C'est en quittant la place Masséna et en bifurquant pour ne pas aboutir à la promenade des Anglais que je me suis enfoui dans un chemin irrégulier. Un dédale de ruelles aux couleurs chaudes me plongeait dans une ville d'un autre temps alors que Nice m'apparaissait comme enchaînée au XIX e siècle et à la contemporéanité.

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Vous n'échapperez pas à la foule bien évidemment qui s'amoncelle dans ce réseau de rues étroites et non quadrillées. Pourtant, vous serez nez à peau contre un micro climat beaucoup plus agréable que sur l'ensemble de la ville. Vous y verrez les chalands, les vendeurs de glace, les petits restos provençaux mais qui savent toujours rester simples. Le rouge pompéien et le jaune ocre rompus ici et là de pierres blanches forment un arc en ciel sur terre en 3 couleurs bien niçoises et méditerranéennes. Même bondé, j'ai l'impression de me reposer dans le Vieux Nice, de retourner à la simplicité alors que ce n'est au fond, j'en ai bien conscience, qu'un bric à brac pour touristes. Les monuments sont opressants mais c'est assez sympa quand on voit que l'ensemble de la ville n'avait proposé que des artères à l'horizon large. Là notre oeil peut s'arrêter sur quelque chose d'autre. On remonte l'histoire à avant le XIX e siècle: on a le droit à une église baroque, un peu de faste ne faisant pas de mal. C'est un des endroits les plus agréables de la ville où le maxi village niçois sait mettre en avant sa plus grande qualité: la décomplexion.