A pédalo, à pieds et maintenant en kayak, là encore une idée pour découvrir les gorges d'une autre manière. En effet, les sports en eaux vives se sont donnés tous ou presque rendez vous dans ce magnifique parc naturel. Pour ceux qui sont sur place, sachez que la pratique des sports en eaux vives, étant donné les crues actuelles, est interdite jusqu'au 21 mai. L'eau, cet élément indomptable que l'Homme peine encore à maîtriser. Pourquoi préférer le kayak au pédalo cité dans un article précédent?

Le pédalo ne se substitue aucunement au kayak car cette embarcation incarne l'idée de l'aventure. Pagayer donne à l'homme un côté sauvage où vous vous laisseriez bien pousser la barbe pour les messieurs ou pour les femmes à moustache. C'est une activité physique bien plus longue ou il vous faut compter plus d'une demi-journée. Vous naviguerez par vos propres moyens, les bras se feront l'honneur de prendre la place de vos jambes pour vous guider. Ca demande une bonne cohésion d'équipe ou encore mieux, laissez votre partenaire faire, ça le rend fier et vous, vous pouvez glander au soleil et capturer dans votre appareil toute la splendeur qui s'offre à vous. Le pédalo, c'est bien mais vous devez revenir au bout d'une heure ou deux heures. Le kayak laisse plus de temps, le temps d'apprécier, de se sentir presque seul au monde. C'est aussi l'occasion d'aller pique niquer sur de mini plages sauvages où vous pensez atterir pour l'éternité. Vous n'êtes pas un baroudeur et pourtant cette soif de découverte vous prend au corps. Vous passez par des chemins étroits pour enfin voir se dégager un ciel de roches, de couches sédimentaires accumulées depuis des millions d'années, érodées par la rivière. Ce périple dégage une illusion d'infini même si vous en verrez le bout à un moment donné. Vous pouvez quitter votre navire le temps d'une promenade où vous rejoindrez de mini grottes transpercées de lumière comme si il leur était impossible de cacher leur existence. Le kayak, dites le vous par contre, c'est pagayer et non se baigner car les eaux sont ici très froides même à l'orée des cascades, voir gelées autour des 6°C. L'eau est le seul commandant à bord au final, fixant vos limites comme nourissant vos rêves.

L'infini si proche et pourtant si faux

Des eaux qui scintillent

Des "grottes" baignées de lumière

Seuls au monde ou presque

Barrer la route à l'infini