Si vous vous souvenez du n°7 Gorges du Verdon et si vous avez bien appris vos leçons, vous vous souviendrez du lac de Sainte Croix et vos futures baignades enchanteresses dans ses eaux vertes. Seulement, je n'avais pas tout dit. Les Gorges du Verdon, comme je me suis évertué à vous le faire comprendre dans la rubrique In/out, c'est avant tout un fief pour toutes sortes activités de plein air, nautiques ou terrestre. C'est le jeu de l'alliance de l'eau et de la montagne, en bras de fer il y a des millénaires quand la rivière du Verdon venait encore casser tout le calcaire sur son passage mais aujourd'hui sont de vraies complices. Cette complicité sera là pour vous ravir. Une des premières activités phares est l'indémodable pédalo, une sorte de vélo d'appartement sur l'eau mais qui avance. J'entends déjà les cris de détresse de ceux qui sont toujours aux commandes tandis que les autres ferment leurs yeux et profitent de la bronzette. Dans le lac de Sainte Croix, que nenni, vous pédalerez toujours (quand on est un pigeon, c'est à vie), par contre vos amis ne feront plus bronzette mais auront plutôt envie de jouer aux naïades dans ces eaux magiques sous un soleil de plomb. L'avantage, c'est que vous pourrez pédaler très vite et les faire ramer pour vous rejoindre. Le premier point positif du pédalo dans les Gorges, c'est donc tout d'abord l'opportunité de se venger de vos jambes qu'on aura trop utilisées par le passé. Deuxième atout: il n'y a pas mieux avec le kayak pour découvrir les Gorges côté bas. Sur la route des crêtes, vos yeux plongent, ici ils seront collés au ciel. C'est dans cette cuvette qui semble étroite infinie à la fois que vous voyagerez d'autant que le parcours est assez long. Cet embarcadaire pour touristes chevronnés se verra transporter dans ce mini trajet à travers différents paysages entre des falaises calcaires, parfois nues, parfois touffues (non, les falaises ne s'épilent pas) ou des coins semi désertiques à des endroits très ponctuels qui planteraient un décor idéal pour un film de science fiction. De plus, je ne sais pas si c'est autorisé mais je me le suis permis: descendre du pédalo, nager pour rejoindre la montagne, l'escalader à pieds nus en assumant les égratignures, s'arrêter à un moment et sauter en réalisant les plus funs des plongeons. On prend des risques avec la nature et on sent des palpitations à l'intérieur de soi car ici, ce n'est absolument pas les paysages que l'on dompte mais son propre goût du danger. On se dit à un moment que comme dans les films d'Indiana Jones, on va tomber sur un os avec des chutes géantes mais ça n'arrive pas. N'est pas Harisson Ford qui veut! C'est dans cette ambiance détendue que la région m'a vraiment pris à la gorge.


 

 

PS: J'avais bien une vidéo sublime lors de la ballade en vidéo à vous montrer mais je suis tellement insupportable là dessus ... L'art de l'autocensure