Chez moi, les vacances, ça ne rime pas avec farniente sur la plage et grasse matinée tous les matins. Mais cependant, il y a un minimum et je ne tiens pas à me réveiller tous les matins aux aurores. Il faut un juste milieu. Dormir, c'est important mais parfois le dieu du voyage (si je sais qui il est un jour, on a deux mots à se dire) s'amuse à perturber mon cycle. 5 anecdotes pour vous expliquer comment le sommeil peut être rompu ou empêché et surtout ses conséquences parfois néfastes.

5) Réveil en fanfare à Budapest                                                                                       

Si vous parlez d'amitié, moi je vais vous en parler d'amitié. Je n'oublierai jamais cet acte ô combien cacophonique de mes amies qui n'avaient et n'auront jamais aucun sens du rythme avec aucune percussion. Armées jusqu'au bout des ongles, non pas de gloss ou de vernis mais de spatules en bois, de poëlles et de casseroles. Leur crime: s'amuser (oui ça les amuse), à taper sur les poëlles avec les fameuses spatules à 7h30 du matin. La vengeance sera terrible.

 4) Le réveil de Prague: un réveil explosif


Je suis un peu ingrat car il est vrai que mes amies ont des charmantes attentions à mon égard. Malheureusement, le résultat escompté n'est pas toujours au rendez vous. Prenons mon amie Marine, charmante donzelle pleine de gentillesse qui se décide à préparer le café et le rapporter au lit à tout le monde. Arrivant dans ma chambre, elle me caresse un peu le bras pour me réveiller. Ma réaction: un grand geste barbare car j'étais en pleine bataille dans mon rêve. Un café qui vole et qui tâche le mur comme les drapes juste au moment où on doit rendre l'appart'. Evitez les surprises au réveil, aussi bonnes soient-elles.

3) Quand est-ce qu'il se lève ce putain de soleil?


Barcelone: été 2012. Ma 5e venue dans cette ville que j'adore. Un voyage gâché. Ne partez jamais avec 5 filles (sauf ma Muttiline) car ensemble, elles peuvent se révéler des "Desperate housewives" incontrôlable. Prenons Susan (je ne veux pas citer de nom) qui arrive à me persuader d'aller en boîte jusque 5h du matin. Une boite où le DJ a eu un méga problème de son et s'est tapé une honte phénoménale. C'est bon de rire des autres parfois. Mais Susan, pas seulement maladroite, est aussi une fille à caprices et ce jour là, nous tanne pour aller voir un lever de soleil à Barcelone. C'est vrai que c'est si romantique, je me vois bien dire à ma belle: "Tiens, si on allait voir un lever de soleil à Barelone Darling". Mais figurez vous que de la boite à la plage, il fallait tout la Rambla, longer le port tout ça en une heure à pied. M'étant reconverti en Grincheux ou en papi ronchon, à 6h du matin attendant sur la plage, limite prêt à m'effondrer attendant cette putain de lueur qui ne venait pas. Et la fin de l'histoire, c'est qu'on a même pas vu le soleil caché par les nuages. Super, surtout qu'il était 6h30 et qu'il nous restait 1h30 pour rentrer à la maison ... à pied. Je ne suis pas prêt de l'oublier celle la.

2) Et si on dormait dans l'aéroport?

Oui, vous ne rêvez pas. Nous ne sommes pas les seuls à le faire mais là ce n'était vraiment pas prévu. Nous étions pourtant partis 3h à l'avance pour aller de Lille à l'aéroport de Charleroi qui normalement se situe à environ 1h30. Et bien nous avons réusssi à prendre la route dans l'autre sens, se taper un bouchon, ne pas trouver de place pour garer la voiture dans le parking de l'aéroport. Les conséquences furent douloureuses: en retard pour embarquer. Là ma Mutti (retenez bien ce nom car elle m'a accompagné dans de nombreux voyages) nous lance un : "Ben on va reprendre un billet et on dormira dans l'aéroport pour prendre le premier vol demain matin". Je pensais qu'elle se la jouait rigolote, non pas pour l'histoire du billet mais pour l'histoire de dodo dans cette plate forme. Et nous l'avons fait: dormir est un bien grand mot mais nous avons passé toute la nuit dedans. Je jouais à la marelle en attendant. Le lendemain, on est arrivé à Munich déterrés.

1) Et si on dormait même pas dans l'aéroport?

Mais il y a pire que l'histoire précédente. Nous avions décidé avec une amie, toujours cette Muttiline, de dormir dans l'aéroport de Beauvais pour aller à Vienne car ma voiture m'avait lâché, il fallait y aller en train et en bus et il était donc nécessaire d'arriver la veille au soir. Encore, jeunes étudiants, venant d'obtenir le diplôme mais recrutés à la rentrée, les finances n'étaient pas au beau fixe. Ah les galères étudiantes! Bref, nous préparant à dormir toute la nuit dans cet endroit chaleureux qu'est Paris Beauvais, nous n'allions pas ne pas rencontrer de surprises. A 23h, les gardes de l'aéroport nous annoncent qu'ils ferment l'aéroport la nuit et que nous ne pouvons pas rester. Nous avons donc du dormir dehors, pas d'argent pour nous payer un hôtel (et d'ailleurs y en avait-il un?). Nous nous sommes mis en symbiose sans le vouloir avec la vie vagabonde. Dormant sur du dur avec un vent glacial. Heureusement qu'il ne pleuvait pas et nous étions rejoints par 2 étudiantes chinoises qui avaient prévu de faire comme nous. Le lendemain, 2 zombies débarquaient à Vienne.

 

Cependant, je vénère quelques instants dodo:

- dormir sur le parvis du Duomo de Milan avec Muttiline qui me fait des crouches crouches. Divin!

- aux dodos sur les plages du Nord pendant 3 heures où mes amis s'amusaient à me dire que je mattais les petites vieilles.