C'est l'heure d'ouvrir une nouvelle rubrique dans mon blog, une nouvelle catégorie que vous aurez l'occasion de lire une fois par mois. Et pour cette catégorie, j'entre en scène. Les voyages sont une histoire, notre histoire et il nous arrive souvent quelques péripéties, encore plus quand nous voguons vers l'étranger. Le but de cette rubrique sera de vous raconter chacune de mes expériences malheureuses à travers un thème. Nous commençons ici avec la barrière de la langue. Les langues vivantes et j'y tiens sont des plus importantes pour vous faire comprendre à l'étranger. L'impérialisme anglais s'est emparé de nos bouches mais parfois ce n'est pas suffisant et c'est pourquoi j'essaie dans la mesure du possible d'apprendre quelques rudiments langagiers des pays que je visite. Mission parfois délicate. Et même avec ça, les mésaventures me tombent dessus. Sans plus attendre, le top  5 de mes malheurs linguistiques.

 

5) Les Belges qui ne veulent pas


Un pays, celui de la frite et des gaufres. 2 peuples: les flamands et les Wallons. Les flamands ont adopté le néerlandais qu'ils ont arrangé à leur sauce, les Wallons eux parlent français comme nous avec cet horrible accent sans oublier les "une fois" à chaque fin de phrase. Entre l'accent belge et l'accent québecois, mes oreilles se déchirent. Les Belges sont des gens  chaleureux, plutôt  désinhibés quand ils vendent leurs bonbons sexuels et nous attirant à litres de bière. Cependant, ce n'est un secret pour personne: la Flande, région prospère n'en peut plus de cette Wallonie crasseuse et aimerait bien nous la refiler tout en gardant Bruxelles (l'arnaque totale). Les antagonismes, les langues les entretiennent. Combien de fois je me suis perdu ne comprenant pas des mots en flamand sur les panneaux d'autoroute. Quand "Gand" devient "Gent", cela va, quand "Anvers" devient "Antwerpen", ça se complique mais quand "Lille" devient "Rijsel", au secours. Mais combien de fois ai-je eu affaire à des Belges flamands qui savaient pertinemment parler le français mais qui s'obstinaient à me dire le contraire? Alors en Belgique, préférez l'anglais même si vous parlez français et qu'eux aussi. La logique belge n'est pas toujours la notre et pas qu'"une fois".

4) Parlez espagnol, je vous prie

Vous allez me trouver très compliqué car je me plains de ces Belges qui ne veulent pas me répondre en français et là, je vais pousser un coup de gueule (grrrrrrrrrrrrrrr) car on m'a fait une visite en français. Lors de la visite d'une villa à Séville dont j'ai oublié le nom et tout le reste, nous avions le choix entre la visite en espagnol et celle en français. Pour améliorer mon castillan, j'aurais souhaité la première option mais des Français nous accompagnaient pour notre visite. Et vous connaissez le goût pour les langues de nos chers compatriotes. J'espère que la suite leur aura servi de leçon. Je ne comprenais rien à ce français où les r étaient roulés, la syntaxe mauvaise, un manque de vocabulaire et des mots en espagnols parsemés ici et là. Peut-être venais-je de prendre une leçon gratuite d'esperanto? 

3) Fou rire polonais dans un métro ... autrichien

Pas de français pour cette 3 e expérience mais 2 langues étrangères: polonais versus allemand. En réalité, ce n'est pas de combat linguistique dont je vais vous parler mais de complicité. Le métro viennois est propice à des rencontres avec des autochtones. En ce jour, une polonaise commence à se marrer au téléphone et nous rigolons tellement son rire est communicatif. Raccrochant le téléphone, elle se met à nous parler, toujours en polonais et explose de rire. Nous aussi. Résultats, personne n'a compris personne mais le rire est bien une  langue universelle.

2) Une ballade en bateau inaudible

Les Belges, encore eux et toujours. Et des Flamands. Destination Bruges, ancienne cité médiévale qui a conservé tout son charme et qui attire les touristes à embarquer sur de petits bateaux à moteur qui longent les quais et le patrimoine de la ville des Flandres. Ayant invité mes parents, j'étais fier de leur offrir cette promenade sur onde. Mais il ne faut pas vendre le ticket de bateau avant d'avoir embarqué. Un Belge flamand qui vous explique dans un français plus qu'approximatif qu'il y a tel musée ici, telle sculpture, tel monument sans nous donner la moindre explication et avec un micro en larsen, je dis next.

1) Gödöllö en hongrois

Gödöllö, château ou réserve de chasse de Sissi près de Budapest que je vous ai déjà blâmé sur ce site me laisse le souvenir le plus impérissable d'autant qu'il est le plus récent. Imaginez vous dans un château où vous attendez 2 heures pour faire la visite avec des touristes internationaux. J'avais compris qu'elle n'était pas en français et j'appréhendais de bien ouvrir mes écoutilles pour tout bien comprendre en anglais. Les premiers sont sortent de la voix du guide et ce n'est pas l'accent so british que j'entends mais des consonnes et voyelles qui s'entremèlent et qui s'apparentent à du ... hongrois. Mais je ne rêve pas, c'est bien du hongrois. Et en plus, on ne pouvait pas  sortir. Barrière physique, barrière de la langue et en plus de ça, mal de ventre d'une tourista en formation, je n'irai plus jamais à Gödöllö.

 

Cependant, je tenais à remercier:

- les Amstellodamois, champions de la langue qui en parlent au moins 3 ou 4 avec aisance. Et les personnes âgées parlent anglais.

- les pays scandinaves qui eux aussi portent les langues étrangères dans leur coeur.

- l'Allemande qu'on a rencontrée dans le labyrinthe d'Horta à Barcelone qu'on a longtemps pris pour une française tant son accent était parfait.

- les Italiens qui même s'ils ne parlent pas bien du tout les langues étrangères, y compris l'anglais ont des mains, et savent s'en servir (pour parler).

- la guide du Parlement de Budapest qui nous a offert une belle prestation en français ...